La faute à la météo ?
L'effet panache

Pollution par effet de panache : c'est la retombée des fumées industrielles sous l'influence du vent.

Niveau de dioxyde de soufre à Notre Dame de Gravenchon en fonction de la direction et de la vitesse du vent (données 1998)
vitesse entre 2 et 4 m/s
vitesse supérieure à 8 m/s
Direction du vent
sud-ouest
sud-ouest
En réalité, vitesse et direction du vent se conjuguent favorisant, ou non, turbulence et temps de dispersion des polluants.

Les brises

Au cours de la journée, la terre se réchauffe plus rapidement que la mer. Au-dessus de la surface terrestre, la chaleur se propage dans les basses couches donnant naissance à des courants ascendants. Cet air chaud qui s'élève est remplacé par l'air plus froid provenant de la mer : c'est la brise de mer.
Au cours de la nuit, le phénomène s'inverse et prend le nom de brise de terre.

Transport à longue distance

Pointe de pollution par l'ozone du 10 septembre 1999
Certains polluants peuvent être, selon leur durée de vie, entraînés au loin sous l'effet du vent. Ainsi, l'exemple de l'ozone, polluant "voyageur". On peut voir sur ce graphique que la pointe mesurée au parc des expositions de Rouen vers 13h n'apparaît que 3 heures plus tard dans le nord de la Seine-Maritime : sur cet exemple l'agglomération rouennaise semble donc avoir contribué à l'augmentation des niveaux d'ozone dans le nord du département (le vent venant du sud). De même, les petites pointes successives enregistrées au Phare d'Ailly puis à Bacqueville et enfin à Rouen entre 22h30 et minuit semblent dues au passage du vent du sud au nord ouest et donc à un retour de l'ozone envoyé en mer dans la journée.